Gros succès pour la visite de l’île Barbe

Ce 20 juin, par une chaude journée ensoleillée, notre groupe d’une vingtaine de personnes s’est retrouvé sur la grande place qui précède le site historique de l’île Barbe. Cet endroit lors de pèlerinages ou autres fêtes permettait à la population de se rassembler en dehors des cérémonies religieuses : boire, manger, se divertir, faire la vogue comme on dit à Lyon.

Notre guide nous installe à l’ombre et nous raconte l’histoire de l’île : ce rocher au milieu de la Saône dénommé Barbaricus Isola, lieu sauvage difficile d’accès, par bateau ou à la nage mais les courants sont hostiles. Les premiers chrétiens s’y réfugient lors des persécutions. Des ermites y recherchaient la solitude mais dès le 5ème siècle, y est créée l’une des plus anciennes abbayes de France. Au même titre que celle d’Ainay, elle prend rapidement beaucoup d’ampleur. La Vierge y est vénérée, St Martin et également St Loup.

Nous pénétrons ensuite à l’intérieur de l’île. A notre droite, une sacristie et une chapelle dédiée à Marie dont il ne reste du XII ème siècle qu’une abside où nous découvrons un oculus et comme illuminée une jolie fresque peinte représentant la Vierge. Avant d’entrer dans l’enclos abbatial se trouve la dixmerie, grand bâtiment de stockage où les moines conservaient les impôts en nature, céréales et autres. Nous admirons la belle maison du prévôt : les larges baies et multiples balcons coté jardin témoignent de la richesse passée.

Et nous arrivons au cloître ou ce qu’il en reste après les destructions massives de la Révolution: quelques arcs en plein cintre romans et d’autres voutes ogivales plus tardives. Un tympan martelé représente le christ en majesté entouré de deux anges, vainqueur d’un lion, d’un dragon (je ne l’ai pas distingué…) et de deux serpents. De jolis décors en pierre sculptée représentant les quatre saisons proviennent d’un sarcophage.

Nous reprenons le chemin en direction de l’autre extrémité de l’île . Nous distinguons rapidement le Châtelard et sa tour de guet surveillant le port. C’est sans doute dans ce bâtiment que se trouvait la riche bibliothèque de Charlemagne. On peut y découvrir une chapelle dédiée à Ste Madeleine aux fresques peintes et dans un état remarquable : dommage propriété privée venant d’être rachetée, la visite nous en est interdite.

Et pour clore ce périple, nous arrivons au port et nous passons sous la porte Ste Anne sans recevoir de jets de pierres car nous sommes de gentils étrangers!

L’humidité de la Saône ne parvenant plus à nous rafraichir, notre groupe se dirige vers les terrasses de l’Ile en bordure de la rivière où nous consommons des boissons fort appréciées.

Une visite très enrichissante et conviviale. Un seul regret : un lieu victime de trop de destructions et de pillages. Il faut imaginer les splendeurs d’autrefois, une île qui recevait les rois de France lors de leur séjour dans notre bonne ville de Lyon.

Françoise

Isabelle responsable de l’organisation matérielle de cette visite a pensé à tout. Suffisamment de boucles magnétiques portatives, de l’eau pour les imprudents comme moi ! Trouver une guide professionnelle convenant pour parler à des personnes malentendantes. Sur ce point je la félicite chaleureusement. Sourd profond, même avec les meilleurs équipements techniques,  j’ai un besoin impératif de lire sur les lèvres de la personne qui me parle.

Notre guide du jour, jeune femme dotée d’une voix claire, très expressive et articulant parfaitement bien, m’a permis de profiter de sa connaissance parfaite de l’île Barbe.

Après une si belle visite, impossible de se séparer sans partager nos satisfactions, Isabelle l’avait prévu, elle nous a conduit dans un café restaurant situé au ras de la Saône face à l’île Barbe . Une après midi exceptionnelle. Merci Isabelle !

Claude

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