L’association Ciné Sens s’intéresse à l’accessibilité du cinéma en salles pour les spectateurs déficients sensoriels, avec un point de vue issu de la filière Cinéma. L’association vise à sensibiliser les professionnels afin de faciliter l’accessibilité du cinéma aux porteurs de déficiences auditives ou visuelles. Ciné Sens a conçu un parcours de formation inclusive d’intervenants autour des sujets de l’accessibilité du cinéma en salles, en partenariat avec le Pôle PIXEL en 2024. En janvier-février 2026, Ciné Sens renouvelle cette formation.
L’ALDSM a été invitée le mercredi 28 janvier à 14h15 au cinéma Lumière Fourmi, pour une séance accessible aux spectateurs sourds et malentendants, aveugles et malvoyants qui ouvre la formation. Autour d’un programme de courts-métrages adaptés, il s’agit de partager l’expérience d’une séance adaptée en salle et d’échanger autour des modalités et des enjeux de l’accessibilité du cinéma.
Après un mot d’accueil par Cécile Dumas et Louise Chevalier, chaque personne a pris le temps de se présenter. Les deux services civiques, les participants à la formation (des salariés du Comeodia, du Pathé Annecy ou d’autres cinémas) et des personnes présentant des handicaps sensoriels (plusieurs personnes mal ou non voyantes) et moi pour la surdité.
On nous a d’abord présenté le spot d’information sur l’accessibilité des cinémas : https://www.cine-sens.fr/decouvrez-le-nouveau-spot-de-cine-sens-pour-les-cinemas/
Des casques ont été proposés à tous pour tester l’audiodescription (système Fidélio) ; moi j’ai dû décliner car ce n’est pas compatible avec mon implant. Puis nous avons visionné 4 courts métrages avec ST-SME de réalisateurs assez connus : Sam Karman (celui-ci a eu la Palme d’Or du court métrage), Alain Chevalier et Mathieu Kassovitz. Puis un court film d’animation 3D. Pour celui-ci l’audiodescription arrivait directement dans le son et j’ai ainsi pu tester : comme l’audiodescription arrivait en plus des dialogues et sans les sous-titres, c’était un peu difficile, mais toujours intéressant de savoir comment ça marche. Nous avons ensuite visionné un extrait de film pour lequel l’audiodescription était réalisée avec le système Greta et donc accessible sur un smartphone.
Une courte séance d’échanges a permis a chacun de s’exprimer suite à cette expérience. Pour les non déficients il a semblé difficile de suivre les deux systèmes en même temps. L’audiodescription nécessite quand même un peu de pratique pour s’habituer ; cela nécessite une certaine gymnastique du cerveau… De même que la lecture des sous-titres lorsque l’on n’a pas l’habitude. Une personne du Comeodia a même précisé qu’elle a eu des réactions hostiles par rapport au sous-titrage (une personne ayant demandé le remboursement de la séance et une autre qui a été assez virulente et opposée à cela).
Les personnes de Ciné Sens ont rappelé l’importance de la sensibilisation de tous pour faire avancer l’accessibilité.
Pour tout savoir sur l’accessibilité du cinéma le site Ciné Sens est la référence : https://www.cine-sens.fr/
Irène
