D’autres roses pas fanées ou article éponyme

Samedi 14 octobre, nous étions une dizaine, devant les portes de la Fondation BULLUKIAN curieux de découvrir l’exposition intitulée « Avant que ne fanent les fleurs ».

Isabelle, organisatrice de la sortie ne pouvant être présente, c’est Valérie qui a pris le rôle si important de GO (expression empruntée à Isabelle). Au moment de l’accueil, les BIM ont été distribuées, après les essais habituels, nous étions prêts à être accueillis par Alicia, notre guide.

Elle nous a d’abord présenté la Fondation BULLUKIAN.

Elle a été créée en 1985, et poursuit 3 missions : – soutien à la recherche médicale – soutien aux artistes contemporains – soutien au peuple arménien. Elle porte le nom de Napoléon BULLUKIAN (1905.1984). Réfugié arménien arrivé en France en 1923, il a fait fortune grâce à son travail et à ses qualités de visionnaire. Homme engagé, il a légué sa fortune à la Fondation de France, à charge pour elle de créer une fondation privée qui poursuivra ses actions.

Au cours de notre visite, nous avons découvert deux artistes qui, à travers leurs œuvres nous ont fait voyager. Camille CHASTANG vit et travaille à Paris et en Normandie. Elle présente des dessins colorés à l’encre sur papier, un vase en faïence, du papier peint et le plus inattendu, des peintures éphémères sur les murs d’une petite salle, baptisée La Chapelle. Thomas HENRIOT, quand à lui, vit à Marseille et à La Havane, Cuba. Il expose des dessins à l’encre de Chine, ainsi qu’une œuvre monumentale produite en partenariat avec la Maison Brochier Soieries de Lyon.

À première vue, il était difficile d’établir un lien entre ces deux artistes. Leur formation et leur parcours artistiques sont très différents, les techniques également. Les dessins de Camille Chastang sont très colorés, ils sont réalisés au calme de son atelier. Alors que le noir et le blanc dominent dans les tableaux de Thomas Henriot. Pour créer, il s’installe souvent dans la rue, dans le bruit et l’agitation. Il pose ses toiles sur le sol, inscrivant ainsi sur le fond de l’œuvre, la marque des pavés ou autres revêtements.

Alicia était là pour nous faire observer, chercher le détail qui nous avait échappé. Finalement, on s’aperçoit que leur travail a beaucoup de points communs, et nous avons remarqué que la place de chaque œuvre ne relevait pas du hasard mais nous aidait à en découvrir leurs secrets. Sans oublier l’idée que, après le plein épanouissement de la fleur, vient le temps où elle fane…

Nous n’avons visité qu’une petite partie de la Fondation, des salles sont actuellement en travaux. De quoi aiguiser notre curiosité.

Je me demandais si j’avais raison de m’inscrire à cette sortie, je n’étais pas très motivée. En même temps, j’étais intriguée par les contrastes de cette photo du tableau, représentant des roses dessinées à l’encre de Chine et colorées de rouge.

Je ne regrette pas, j’ai découvert un lieu et des artistes que j’ai appréciés.

C’était un après-midi sympathique qui s’est terminé dans le petit salon confortable d’un café.

Merci aux organisatrices !

Pascale

Une autre rose ….

Le samedi 14 octobre dernier, l’ALDSM organisait une visite guidée de la Fondation Bullukian pour l’exposition intitulée « Avant que ne fanent les fleurs » autour de deux artistes Thomas Henriot et Camille Chastaing. Le titre de cette exposition n’était pas moins adapté qu’à ce jour là, un de ces jours d’un été indien où les fleurs éclosent encore et les couleurs de l’automne arrivent timidement.

Les onze visiteurs ont été introduits dans l’exposition avec la présentation de deux dessins à l’encre de Chine de Thomas Henriot qui nous a permis de vite comprendre que cet artiste dessine très souvent à même le sol et tel comme à travers un papier calque, il fait ressortir les nervures de la terre dans certains coins de ses dessins. Le motif floral est récurrent dans son œuvre. Que ce soit des diptyques, des quatriptyques, les nuances ou couleurs neutres sont prédominantes : noir et blanc.

Ces dessins contrastent avec la peinture vive et colorée, ornementale et figurative de l’œuvre de Camille Chastaing où fleurs et rubans sont des motifs présents dans l’ensemble de son œuvre. Féministe, Camille Chastaing ne choisit pas ses couleurs et le sujet de ses peintures au hasard.

La commissaire de l’exposition a su non seulement mettre en résonance l’ensemble des œuvres de ces deux artistes en disposant les dessins régulièrement face-à-face, faisant ainsi en sorte qu’ils se rejoignent tel un vase communicant, mais elle a également permis la rencontre de deux âmes humaines.

Les échanges des visiteurs qui se sont poursuivis chemin faisant témoignent de leur enthousiasme pour cette exposition, de l’appréciation de notre guide qui a su nous parler et pour certains d’entre eux de la découverte d’un agréable lieu d’exposition qui leur était jusqu’alors inconnu. Nous avons terminé notre escapade au salon de thé écoresponsable « NewTree », rue de la Charité, où nous avons dégusté de délicieuses boisons et pâtisseries dans la bonne humeur.

Je remercie l’ALDSM pour cette agréable sortie culturelle.

Elsa

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