les coups de coeur

 

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«Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps.» 

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Critique plus détaillée par ici : http://www.lesheuresperdues.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Des savants et des dieux 

    Professeur Bernard Debré

    Cherche Midi, collection documents, 2013.

 

 

 Big-bang, théorie de l’évolution, génie génétique, nanotechnologies… les religions avaient tout prévu, même l’imprévisible.

Bernard Debré confronte ici les grandes révolutions scientifiques aux textes religieux. Il met en rapport les discours scientifiques et mythiques et rappelle les relations tumultueuses entre les savants et les dieux, de Galilée à Einstein. Ce voyage inattendu entre science et foi montre que les discours religieux d’hier ont encore beaucoup à nous dire sur les innovations d’aujourd’hui.

Dans ce livre très accessible, Bernard Debré retrace les grands bouleversements scientifiques de ces dernières années, la prise de conscience des notions éthiques (vache folle, OGM, génétique), qu’il connaît bien, et observe toutes les religions comme une vaste sagesse commune toujours susceptible de nous guider.

 

Les droits d’auteur de cet ouvrage sont reversés intégralement à l’Association française de rhumatologie

 

 

 

  • Le collier rouge

Jean-Christophe Ruffin

Gallimard, 2014.

 

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.  

Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame… Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

 

 

 

  • A Mélie sans mélo

Barbara Constantine

Calmann-Levy, 2008.

  

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé
Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier?), à fabriquer des souvenirs à Clara. 
Des rigolos. 

Comme regarder pousser les bambous en écoutant la Traviata,  chansons de Nougaro,  goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. 

Il y a aussi… le vieux Marcel qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père ; Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie quoi va enfin rencontrer le grand amour… 
Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas.

 

 

 

 

 

 

  • Nos étoiles contraires

John Green

Nathan, 2013.

  

Hazel est malade. Gravement. Augustus est en rémission. Elle a 16 ans, lui 17. Dès leur rencontre, en groupe de soutien, il est charmé par son originalité, elle est séduite tout court. Ils ont le même humour, le même regard sans concession et leur complicité est immédiate. C’est le début d’une magnifique histoire d’amour et d’amitié…

 

 

 

 

 

 

  • Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire


Jonas Jonasson

Les presses de la cité, 2014.

  

Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. 

 Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

 

 

 

 

 

 

  • Je vais mieux

David Foenkinos

Gallimard, 2014.

  

 

Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos.
Je pensais que cela passerait, mais non.
J’ai tout essayé… 
J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal.
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.

J’ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants.
Je ne savais plus que faire pour aller mieux… 
Et puis, j’ai fini par comprendre.

 

 

 

 

 

  • Ne deviens jamais vieux

Daniel Friedman

J’ai lu, 2014.

  

Memphis. Buck Schatz tombe des nues lorsqu’il apprend que son ennemi juré, Heinrich Ziegler, incarnation du mal absolu, n’est pas mort en Russie comme il l’avait toujours cru. Quelques années plus tôt, il aurait certainement entrepris toutes les démarches possibles pour retrouver Ziegler. 

Mais si Buck est une légende de la police, celui qui, dit-on, à servi de modèle à Clint Eastwood pour L’inspecteur Harry,  il a aujourd’hui 87 ans et profite d’une retraite qui lui permet de jouir en paix de ses deux principaux plaisirs : fumer ses cigarettes et assassiner son entourage de ses traits d’humour cinglants. Toutefois il y a des réflexes qui ont la peau dure, et lorsque Buck décide malgré tout de ressortir son 357 magnum et d’aller fouiller cette étrange histoire, il est loin d’imaginer les dangers auxquels il s’expose. Mais si Buck n’a plus vraiment le physique de l’emploi, il a maintenant un style propre à désarmer le plus acharné des adversaires. Avec cette irrésistible aventure d’un vieillard pas mécontent de s’offrir une dernière virée avant la nuit, Daniel Friedman nous offre non seulement un premier roman captivant mais surtout l’un des personnages les plus attachants de l’univers du noir rencontrés depuis longtemps. Dans la lignée de Donald Westlake et d’Elmore Leonard, Friedman démontre ici avec brio à ceux qui en doutaient encore qu’hormis l’hypertension et le cholestérol, ce qui ne nous tue pas nous rends plus forts.

 

 

 

 

  • Je vais paser pour un vieux con


Philippe Delerm

Seuil, 2012.

  

 

Dans ce nouveau livre, Philippe Delerm nous décrit, avec la finesse et l’élégance d’un peintre de miniatures, de petits tableaux de nos vies quotidiennes. Traquant les apparentes banalités de nos discours – nos petites phrases toutes faites -, il révèle pour chacune un monde de subtilité, de fragilité, de suffisance, de rires en coin… Du vécu, en somme. 

Admirateur de Saint-Simon et de Proust, il aime comme eux poser le doigt sur les travers de ses contemporains, les détails qui disent un monde. Lecteur de Jules Renard (particulièrement son Journal) et La Bruyère, il a le goût des portraits et des petites phrases qui dévoilent l’esprit d’une époque. 

Ainsi, « Je vais passer pour un vieux con ». Une précaution oratoire souvent entendue, prélude à des propos un peu réactionnaires – mais que l’on s’autorise. Suit généralement l’incontournable « c’était mieux avant »…« Vous n’avez aucun nouveau message ». On ne dit pas assez la cruauté des messageries vocales, qui pourraient se contenter d’un « Vous n’avez pas de nouveau message ». Mais non, elles soulignent, aucun : et c’est ce petit mot qui est impitoyable. On pense à Nathalie Sarraute qui dans Pour un oui ou pour un non faisait éclater une longue amitié sur la simple façon de prononcer une formule anodine : « C’est bien, ça. » « On n’est pas obligé de tout boire » : attablé au restaurant avec un ami, on hésite entre la demi-bouteille, le pichet ou la bouteille entière. Mais ça ferait sans doute trop. Quand l’un des deux ose revendiquer les 75 cl : « On n’est pas obligé de tout boire… »

 

 

 

 

  • Le liseur du 06h27


Jean-Paul Didierlaurent

Au Diable Vauvert, 2014.

  

 

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …

Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.

« Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l’étouffait à l’approche de l’usine. »


Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway

 

 

 

 

 

  • Terminus Belz


Emmanuel Grand

Liana Levi, 2014.

  

Il s’appelle Marko Voronine. Il est en danger. La mafia le poursuit. Il croit trouver refuge sur Belz, une petite île bretonne au large de Lorient coupée de tout sauf du vent.  Mais quand le jeune Ukrainien débarque du ferry, l’accueil est plutôt rude. Le métier du grand large en a pris un coup, l’embauche est rare sur les chalutiers et les marins rechignent à céder la place à un étranger. 

Et puis de curieuses histoires agitent en secret ce port de carte postale que les locaux appellent « l’ile des fous ». Les hommes d’ici redoutent par dessus tout les signes de l’Ankou, l’ange de la mort, et pur Marko, les vieilles légendes peuvent se montrer aussi redoutables que les flingues de quelques tueurs roumains.

 

Tricotant avec brio un huis clos inquiétant et une course poursuite haletante, Emmanuel Grand mène son thriller d’est en ouest à un train d’enfer.

 

 

 

 

La marche renferme bien souvent cette faculté de passer du vertige à la lumière. Celui qui sait observer et s’émerveiller comprend le trouble du marcheur qui entre dans le paysage.  Se satisfaire de chaque chose, si grande ou si petite soit-elle,  est un premier pas vers le bonheur. Le Rouergue n’ayant plus de secret pour eux, la voie du Puy ou via Podiensis, Chemin mythique de Saint-Jacques-de-Compostelle, s’ouvre tout naturellement. 

C’est bien souvent avec humour, l’émotion en bandoulière, qu’ils mêlent leurs pas à ceux des pèlerins en traversant le grand Sud-Ouest jusqu’à la frontière espagnole, en toute autonomie et en compagnie de leur chien. 

Ce n’est pas une question de jours, de performance ni de continuité, il n’est nul besoin de leçon dans ce domaine. La marche en elle-même apporte plus que l’objectif à atteindre.
L’essentiel d’un chemin est en soi.

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le « Chemin du Nord » jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.

 « Chaque fois que l’on m’a posé la question : “Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ?”, j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout. »


Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Jean-Christophe Rufin, médecin, pionnier du mouvement humanitaire, a été ambassadeur de France au Sénégal de 2007 à 2010. Il est l’auteur de romans désormais classiques tels que L’Abyssin, Globalia, Rouge Brésil, prix Goncourt 2001.
Il est membre de l’Académie française depuis 2008.

 

 

 

Un dimanche matin, au milieu d’une session de thérapie collective organisée dans un ancien monastère de Varsovie, l’un des participants est retrouvé mort, une broche à rôtir plantée dans l’œil. L’affaire est prise en main par le procureur Teodore Szacki. Las de la routine bureaucratique et de son mariage sans relief, Sazcki ne sait même plus si son quotidien l’épuise ou l’ennuie. Il veut du changement, et cette affaire dépassera ses espérances.

Cette méthode de la constellation familiale, par exemple, une psychothérapie peu conventionnelle basée sur les mises en scène… Son pouvoir semble effrayant. L’un des participants à cette session se serait-il laissé absorber par son rôle au point de commettre un meurtre ? Ou faut-il chercher plus loin, avant même la chute du communisme ?

Zygmunt Miloszewski signe un polar impressionnant, où s’affrontent la Varsovie d’aujourd’hui et les crimes du passé.

 

 

 

 

 

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