2013-SO Mai

 

mai 2013

N° 365

 

« La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche »

Proverbe kabyle

 

 


Sommaire :

p.1 : – JNA, bilan national

p.2 : – Fraternité Catholique des Sourds

p.3 : – handicap et emploi

– actualités

p.4 : – en bref

– nos réunions

– agenda

 

JNA 2013,bilan national (extrait)

« Les seniors et l’audition » a été un thème fédérateur.

2300 acteurs locaux se sont officiellement associés à la JNA pour faire de la journée nationale de l’audition une grande mobilisation nationale au service de l’information et de la prévention dans le domaine de l’audition.

Ainsi près de 1400 audioprothésistes étaient présents à nos côtés lors de cette édition, 80 services O.R.L. des CHU ont ouvert leurs portes pour proposer des tests de dépistage, plus de 130 établissements scolaires ont pu sensibiliser aux dangers de l’écoute de la musique amplifiée et 122 associations se sont fait relais sur le territoire afin de créer des déclics pour engager les changements et informer sur les solutions.

 

Pari gagné grâce à votre mobilisation sur le terrain et aussi aux médias qui ont fait de l’audition un sujet phare cette année.

 

Je vous donne rendez-vous pour notre prochaine édition du jeudi 13 mars 2014 pour la 17e journée nationale de l’audition.

 

Merci à tous pour cette belle mobilisation…

 

Jean Stanko, président de la JNA

 

 


 

Cependant, qu’avons-nous réellement vu retransmis sur les chaines télévisées ? bien peu…

 

 

SUR LE PLAN NATIONAL, UNE ASSOCIATION SIPIRITUELLE

DE DEVENUS SOURDS et MALENTENDANTS S’EST ETEINTE

 

La Fraternité Catholique des devenus Sourds et Malentendants (F.C.S.M.) fut créée à Paris, en 1959 par un groupe de sourds tardifs sous l’impulsion de Mademoiselle Reine-Marie DESNUES, elle-même atteinte de surdité.

 

L’intention de base est de porter remède à l’isolement des devenus sourds dans les paroisses où l’on ne s’occupait pas d’eux. Ce fut au moyen du bulletin d’abord dénommé « A l’écoute de Dieu » pour être remplacé par la suite par le bulletin « Ecouter ».

 

Pratiquement, la fraternité ne rassemblait guère que des personnes devenues sourdes tôt ou tard. Toutefois, les sourds de naissance n’étaient nullement exclus, la fraternité les accueillait, s’ils venaient à elle et s’en trouvaient bien.

 

L’action spirituelle était première mais, si la fraternité n’était pasune œuvre sociale, elle ne se désintéressait pour autant du social et elle fut l’un des membres fondateurs du BUCODES. Elle entretenait de bonnes relations avec les autres associations de devenus sourds malentendants.

 

Puis la création de groupes dans les provinces, afin de décentraliser Paris, avait donné un nouvel essor à la F.C.S et cela, avec des activités diversifiées : stages de lecture labiale,pélerinages, retraites, journées d’amitié de Pentecôte à Francheville. L’association était alors à son apogée. Puis il y eut le Jubilé des 50 ans en 2009, deux journées festivesà Paris, parisiens et provinciaux rassemblés. Lors de ces diverses rencontres, la communication était privilégiée afin que nul handicapé de l’ouïe ne se sente exclus.

 

Les années ont passé avec le vieillissement des adhérents, la diminution du nombre de ces derniers,la perte de la foi. Les progrès de la science dans la chirurgie de l’oreille, des prothèses auditives performantes, ont fait que le devenu sourd a vu sa vie sociale s’améliorer – c’est sans conteste un bien – et que beaucoup ne voient plus l’utilité de se rapprocher d’associations des handicapésde l’ouïe.

 

Enfin l’appel à candidature pour le remplacement de huit administrateurs au conseil d’administration n’ayant pas trouvé d’écho, la dissolution de la fraternité a été votée lors de l’assemblée générale extraordinaire en mars 2013. Cependant, restent quelques groupes et, un séjour vacances est programmé à Dax, à l’Arrayade en juin prochain.

 

Personnellement, je suis entrée en contact avec la fraternité dès ses débuts, j’étais alors en plein désarroi avec l’entrée dans le monde du silence total. Elle m’a tant apporté et je lui ai tant donné, c’est sans doute la raison pour laquelle j’y étais très attachée. Mais aujourd’hui, d’autres possibilitésme sont offertes de rencontrer d’autres devenus sourds, et je pense aux réunions amicales de l’A.L.D.S.M.

Juliette Gibert

 

 

Handicap : dois-je le déclarer ?

Demander à être reconnu « travailleur handicapé » peut s’avérer utile sur le plan professionnel. Il faut alors monter un dossier.

Pourquoi le faire, puisque la « maladie » n’est pas visible ? Parce que, même si c’est parfois psychologiquement douloureux à faire, la démarche menant à l’obtention de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (la RQTH, selon sa dénomination administrative) ouvre droit à des aides pour aménager son poste de travail ou pour trouver un emploi.

Ce statut permet, par exemple, à une personne en recherche d’emploi d’intégrer la fonction publique par le biais d’un concours qu’il sera possible d’aménager en fonction de son handicap ou d’accéder à un emploi contractuel pouvant déboucher sur une titularisation. Les salariés déjà en poste (dans le secteur privé comme dans le public) peuvent obtenir un aménagement de leur poste ou des horaires adaptés.

La demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est à retirer auprès de la MDPH. Le dossier, rempli signé et complété, sera retourné à la MDPH. Il est conseillé d’y joindre un curriculum vitae. Cette reconnaissance est attribuée par la commission des droits de l’autonomie des personnes handicapées. Le délai de réponse est d’environ quatre mois.

Pour le dossier, voir www.cnsa.fr (cliquer sur documentation/formulaires Cerfa)

Du Progrès, 30 mars 2013

 

De plus, sachez que la Ville de Lyon recrute des personnes handicapées dans plus de 250 métiers. Le/la candidat(e) est dispensé de concours dès lors que le CV est assorti de la reconnaissance de travailleur handicapé et que les diplômes requis sont acquis.

Nicole Leitienne

 

ACTUALITES

Diabétiques : plus vulnérables

La prévalence de la perte auditive serait significativement plus élevée chez les patients diabétiques que chez les patients sans diabète, selon une récente étude japonaise. Et ce, indépendamment de l’âge, du sexe ou d’une exposition chronique au bruit. L’étude a porté sur un total de 20 194 participants, dont 7 377 diabétiques. L’altération de la perception auditive a été évaluée par l’audiométrie en ton pur incluant au moins la plage de fréquence de 2 kHz. Les résultats montrent que des patients diabétiques ont globalement deux fois plus de risques de présenter une perte auditive que les non-diabétiques. Cette différence était encore plus marquée chez les patients de moins de 60 ans que chez les plus âgés. Les auteurs suggèrent donc de dépister les personnes diabétiques plus précocement que la population générale. (source : audition-info. org)

Lunettes sous-titrantes au cinéma

Plusieurs salles de cinéma à Paris, Toulouse et Montpellier testent actuellement  d’innovantes lunettes à réalité augmentée « sous-titrantes » pour malentendants. Dans le cadre de ce projet pilote, lancé début 2013, des salles de  cinéma Gaumont et Pathé proposent aux sourds et malentendants des lunettes sous-titrantes ultralégères (84 grammes) affichant en direct les sous-titres des films.  Développé par Sony Digital Cinema, le dispositif STW-C140GI à technologie holographique avancée fait apparaître nettement les sous-titres (jusqu’à 6 langues au choix) en surimpression sans que cela gêne le suivi du film : le spectateur peut facilement ajuster la position du texte affiché !

Disponibles également avec des écouteurs audio, les nouvelles lunettes sous-titrantes conçues par Sony sont aussi adaptées pour les aveugles ou malvoyants : elles permettent d’écouter une bande audio-descriptive retransmise en direct. (source : info-lentilles-de-contact.com)

…ce que nous rapprochons facilement du thème du prochain congrès de « forum ecoute », la fondation suisse romande des malentendants : « on n’arrête pas le progrès et les malentendants en profitent »

 

En bref

 

– Dans le cadre de sa « semaine de sensibilisation au handicap 2013 », la ville de Villeurbanne propose :

vendredi 24 mai de 19 à 21 heures, une pièce de théâtre « entre deux mondes » au CCVA, Centre Culturel et de la Vie Associative, 234 cours Émile Zola (métro A, arrêt Flachet). Cette séance sera suivie d’un débat sur le handicap auditif et les risques de discrimination. Entrée libre et gratuite.

(inscription : chloe.neden@villeurbanne.fr)

 

– Pour ceux qui auraient l’occasion de s’y rendre, le musée du Louvre propose aux visiteurs sourds ou malentendants un nouvel « audioguide »avec le parcours « chefs d’œuvres du Louvre » en langue des signes et sous-titré. Location 3 €, aux caisses et distributeurs automatiques sous la pyramide.

 

 

Nos prochaines réunions

Rappels :

Samedi 25 mai, à 12 h au local, pique-nique que chacun apportera, puis :

Visite au Musée Africain, 150 Cours Gambetta, Lyon 7ème (métro D, station Garibaldi)

Pour ceux qui ne participeraient pas au pique-nique, rendez-vous devant le musée à 14h15.

Chacun paiera son entrée : 6,50 €.

 

Samedi 15 juin, sortie à Genève (voir SO d’avril et sa page jointe) :

Vous avez jusqu’au mercredi 15 mai 2013 pour adresser votre inscription.

 

 

PROCHAINES REUNIONS :les samedis suivants

25 mai : pique-nique au local dès 12h, puisvisiteau Musée Africain

15 juin : sortie annuelle à Genève

21 septembre : notre rentrée, au local

Prochaines permanences des lundis 14h à 16h : 3 juin, 2 septembre, 7 octobre


 

 

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