2012-SO Mars

 Mars 2012

                                                                                                                                            n° 354

Citation d’actualité : Le débat politique revient à peu près à ceci :

 » Mon poêle est tombé en panne, que comptez-vous faire quand vous serez élu ? »                 Claude Allègre

 

 

Notre réunion de février

          Deux responsables d’un magasin lyonnais sont venus au local nous présenter et nous faire essayer différents appareils d’aide à la communication pour sourds et malentendants. En voici un compte-rendu, rédigé par l’une de nos adhérentes, pleine d’humour :

             

              « Ce samedi 18 février, nous avons fait un voyage dans un monde fantastique à la recherche  de « ficelles » pour mieux communiquer avec les autres.

              Nous avons commencé par étudier les téléphones : Evidemment, de nos jours, tout le monde les connaît. Mais leur fonctionnement exact nous échappe. Des simples, des sophistiqués, ont défilé nous faisant mesurer le chemin parcouru depuis le 22 à ASNIERES ! Figurez-vous, il y en a même qui préviennent les chutes ! Mais attention, pas de naïveté, pour cela il doit être un compagnon de tous les instants, dans une poche.

              Voici messieurs les réveils : Sapristi, il faut bien se réveiller pour arriver à l’heure au «boulot»,  pour nous c’est  un  gros problème…Tranquillisez-vous ces messieurs vont vous aider, il y en a pour tous les goûts, lumineux, vibrants, et bien sûr, avec eux, il y a mesdames les   montres…

              Bienvenue aux modernes : voici les flashs, les casques, les sentinelles sont les dernières mais avec panache, droites, majestueuses, élégantes : ce sont les systèmes de signalisation, les radiorécepteurs dans leur costume gris. Ils sont impressionnants mais aussi inquiétants : respectent-ils  toujours notre liberté ?

              MERCI mesdames les ondes pour vos services, même si nous ne comprenons pas tout.  Mes compétences s’arrêtent  là.  Pour plus de précisions,  allez chez  » De Bouche à Oreille  » où vous pourrez tout essayer. »

Hélène Lefort

 

                              De Bouche à Oreille

4 rue Pierre Corneille – 69006 Lyon

Métro ligne A : Foch

 

 

 

 

Compte rendu de l’information sur les implants

              Le lundi 27 février, nous étions dix-huit adhérents présents au pavillon U de l’hôpital Edouard Herriot. Madame le docteur Lina-Granade, du service du professeur Truy, nous expliqua très clairement tout ce qui concerne les conditions d’usages des implants aujourd’hui et répondit à toutes nos questions. Nous l’en remercions. Voici une petite synthèse de son exposé :

 

Conditions d’implantation :

– pour des surdités profondes et des deux oreilles (90 dB ou parfois maintenant entre 70 et 90 dB)

– si les prothèses les plus puissantes ne permettent pas de comprendre plus de 50 % de la parole

– quand la personne sourde est dans un environnement qui sollicite et encourage l’écoute de la parole

– de préférence quand la surdité profonde date de moins de 10 ans

 

Ce qu’apportent les implants :

– percevoir les sons de l’environnement

– améliorer la compréhension de la parole dans le calme en l’absence de lecture labiale

– comprendre au téléphone

mais la compréhension en milieu bruyant reste difficile et l’appréciation de la musique variable.

 

Il faut être patient :

            Après l’implantation, on passe un mois sans processeur, dans le silence complet. Ensuite, on reconnaît seulement les bruits. Puis, il faut une rééducation avec un  orthophoniste pendant un ou deux ans, deux fois par semaine et des réglages dans les services hospitaliers, comme avec les prothèses. Le confort est obtenu au bout d’un temps variable selon les patients.

 

Coût :

– hospitalier : environ 25 000 €, pris à 100 % par la sécurité sociale 

– piles, batteries, chargeurs : un forfait annuel de la sécurité sociale, insuffisant

– assurance à la charge du patient, utile pour la partie extérieure (l’intérieur ne craint rien on peut considérer qu’il est posé à vie, la partie externe peut être remplacée au bout de 7 ans minimum).

            Souvenez-vous : Cochlée France propose une prime d’assurance annuelle de 240 € tant pour la partie interne que la partie externe.

                                                                                                      Nicole Leitienne

 

 

Votre courrier : vos remarques nous font progresser…

           

reçu par mail le 27 février :

« Madame, j’ai votre adresse électronique grâce à la revue 6 millions de malentendants. Si cela était possible, j’aimerais recevoir  » La sourde oreille » au début du mois et non pas à la fin, j’ai reçu le mois de février il y a quelques jours seulement et bien que ne me manifestant pas, je la lis avec intérêt… »                                                                         Christiane

           

            Merci de nous avoir permis de remarquer que notre e-mail ne figurait pas sur l’en-tête des « Sourdes Oreilles ». Pour le délai d’expédition, les choses seront améliorées pour la prochaine saison, merci de patienter.

 

 

 

L’« oreille d’or » des multinationales

 

            Yann Lecoeur, expert auditif de l’entreprise Arkamys est une « oreille d’or ». C’est-à-dire un professionnel aux capacités auditives exceptionnelles, à l’instar des « nez » en parfumerie. « Un expert en art est capable de décortiquer un tableau, d’ana­lyser ses couleurs et ses motifs, et de retranscrire ensuite ce qu’il voit. Moi, je fais la même chose avec le son. » Ses capacités auditives exception­nelles lui permettent de différen­cier et d’analyser les différentes fréquences sonores. Beaucoup de ces surdoués de l’audition tra­vaillent dans la marine, notam­ment à bord de sous-marins: « Ils sont capables, à l’oreille, d’identi­fier tous types de bateau. Si c’est un chalutier, ils peuvent dire s’il a une ou deux hélices, et si ses filets sont pleins ! »

            Yann Lecoeur, 36 ans, travaille pour une PME française spécialisée dans l’op­timisation sonore de produits de grande consommation, tels que téléphones portables, tablettes, ou autoradios. Son métier l’amène à parcourir le monde et il se rend souvent en Corée du Sud, pays des grands conglomérats de l’électronique et de l’automobile, tels que Sam­sung et Hyundai. « Chaque entreprise demande une « signature sonore » qui lui est propre, explique-t-il. Les exigences varient selon la culture du pays et le produit.« 

            Après une enfance bercée par les vinyles et les appareils hi-fi de son père, Yann Lecoeur découvrit que son oreille « n’était pas mau­vaise ». Enthousiaste et perfectionniste, il se passionne pour un métier pourtant source de désagréments parfois inattendus: « Chaque fois que j’entre dans une pièce sonori­sée, la première chose que j’en­tends, c’est si les enceintes sont déphasées. Cela veut dire que les fils de l’un des haut-parleurs ont été branchés à l’envers. Cela me saute tout de suite aux oreilles! Quand je vais au cinéma, si l’installation sonore est mal fichue, cela m’empêche de profiter du film. »

            Interdiction aussi de se dépla­cer sans emporter des protections auditives : en cas d’accident ou de traumatisme sonore, la perte d’audition est irréversible. « La pollution sonore est aujourd’hui un vrai problème. Les villes sont de plus en plus bruyantes. Lors de mon premier voyage en Inde, à la fin de la journée, j’étais abso­lument épuisé. En Chine aussi, il y a du bruit en permanence, les Chinois ne supportent pas le si­lence. »

            Pour se reposer, rien ne vaut donc le refuge d’une pièce calme, à l’abri du brouhaha moderne. Yann Lecoeur se consacre aussi à la photographie, sa première pas­sion : « Cela me permet de me concentrer sur autre chose. Car au contraire des yeux, on ne peut ja­mais fermer ses oreilles. »

                                                           Extrait d’un article de « la Croix » de novembre 2011

En bref :

 

Cotisation : dernier délai le 31 mars

Journée Nationale de l’Audition du 8 mars : l’ALDSM sera présente à la mairie du 8ème.

Week-end de lecture labiale des 17 et 18 mars :

            rendez-vous pour les inscrits à l’accueil de la maison Saint Joseph à 9h.

– restaurant du samedi 21 avril :

            Si ce n’est fait, vous pouvez vous inscrire par un petit mot à Simone Duroux, 9 impasse Jean Jaurès, 69008 Lyon

rendez-vous à 12 heures au restaurant :

                        LA PATATERIE, 6 rue Challemel-Lacour, 69007 LYON

                        Métro DEBOURG – Ligne D (Charpennes-Gerland)

            Il se trouve près de l’angle de la rue Challemel-Lacour avec la rue Marcel-Mérieux.

Un conseil : Si vous prenez le métro dans le centre de Lyon, montez en tête de la rame.

Descendez à la station DEBOURG, puis prenez l’escalier qui se trouve en tête de la rame et vous sortirez sur l’avenue Félix-Faure en direction du carrefour avec la rue Challemel-Lacour qui se trouve à 200 mètres. 

Traversez l’avenue à droite au feu et continuez rue Challemel-Lacour.  Arrivée à 300 mètres.

 

PROCHAINES REUNIONS : 

17 et 18 mars : week-end de lecture labiale au Domaine Saint Joseph

21 avril : pas de réunion au local, repas au restaurant (voir page précédente)

19 mai : à 14h30 au local, lecture labiale et entrainement de la mémoire

16 juin : sortie de fin de saison à Voiron, en compagnie d’adhérents de l’ARDDS 38

Prochaines permanences des lundis 14h à 16h : 2 avril, 7 mai, 4 juin

Eloge de la fatigue


Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m’en flatte.
J’ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate,
Je m’endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas.
Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise.
On n’est jamais aussi fatigué qu’on le croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu’on a lorsque le corps harassé d’habitude,
N’a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon…
Lorsqu’on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre…
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l’œil  morne, le dos rond.
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond…

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain,
Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le cœur…
Cette fatigue-là, Monsieur, c’est du bonheur.

 

Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d’être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste,
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes.
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit,
Non pas le prix qu’on paie, mais celui qu’on reçoit.
C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie,
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie.

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

Et vous me conseillez d’aller me reposer !
Mais si j’acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j’abandonnais à votre douce intrigue…
Mais je mourrais, Monsieur, tristement… de fatigue.

 

Qui a écrit ceci ? réponse dans la prochaine SO…


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