2011-SO Juin

LA SOURDE OREILLE

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JUIN  2011

                                                                                                                                            n° 347

 

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles »   

                                                         Sénèque (v. 4 av. J.-C. – 65 apr. J.-C.)

 

 

Commission communale d’accessibilité

 

La dernière réunion de cette commission, s’est tenue le mardi 17 mai, à l’Hôtel de Ville de Lyon. Mme Thérèse Rabatel, adjointe au Maire, la préside et ouvre la séance, en précisant certains projets :

 

ü  subventions : un total de 135 000 € sera versé aux associations « c’est en cours, mais  de nombreux nouveaux projets apparaissent que la ville étudie attentivement… »

ü  réseau handicap : il travaille activement avec trois structures

       direction du développement territorial

       mission égalité de la ville de Lyon

       emploi des handicapés à la ville

ü  salon Handica : la ville de Lyon tiendra un stand avec le Sytral, elle renseignera sur l’accessibilité culturelle, on trouvera le guide-accessibilité qui doit être révisé prochainement (à nous de voir s’il contient des erreurs)

 

Il fut ensuite question des diagnostics d’accessibilité (tous handicaps confondus, bien sûr) effectués sur les ERP (Etablissements Recevant du Public). La synthèse fait apparaître qu’actuellement l’indice d’accessibilité moyen est de 32 %, le nombre d’ « obstacles critiques » identifiés atteint 13 203 (en moyenne 30 obstacles par établissement), le coût des travaux préconisés dépasse les 100 millions d’euros et  l’indice d’accessibilité moyen après ces travaux devrait être de 85 %. Les établissements les plus concernés sont ceux liés à l’éducation.

 

Madame Rabatel a enfin évoqué le cas des commerces qui devraient tous devenir accessibles au 1er janvier 2015. Certains sont déjà labellisés « handi-accueillants », on peut les trouver sur le site : commerces.handiaccueillants@mairie-lyon.fr

 

Nous suivrons au mieux ces avancées, en particulier pour ce qui concerne la déficience auditive.

                                    

                                                                                Nicole Leitienne

 

Un après-midi dans les coulisses du zoo de la Tête d’or



              Le 23 mai, par un magnifique après-midi de printemps, nous avions rendez-vous avec la guide qui allait nous faire visiter une partie du zoo qui n’est pas accessible au public sans autorisation. Nous n’étions pas des privilégiés, tout le monde peut en faire autant. Simplement, il suffit de demander !

              Nous avons été reçus par une dame très sympathique. Elle avait déjà conduit des groupes de malentendants. Pourtant, dûment briefée par les soins de Nicole et Françoise, elle savait qu’il fallait parler haut, en articulant bien et en nous regardant. Même l’humour n’était pas absent de ses compétences car elle tint à nous préciser qu’elle avait rasé sa moustache ce matin-là !!! Avec une telle bonne volonté, cela ne pouvait que bien se passer. Il m’a semblé qu’elle devait tout de même faire un effort car, parler aux sourds n’est pas toujours facile pour certaines personnes qui ne sont pas habituées à ce genre d’exercice. Ce ne fut pas en vain, elle a droit à toute notre reconnaissance.

              Commençant notre visite, nous avons redécouvert une grande cage datant d’un siècle et qui avait servi à montrer les premiers ours du zoo. On était loin des fosses actuelles avec rochers, bassins, grottes, où ils ont tout le confort.

              La visite a continué par la plaine africaine. C’est un endroit dont notre guide nous a expliqué qu’il a été conçu pour imiter au maximum le cadre naturel où vivent les oiseaux (pélicans, hérons, flamants roses…) et les animaux (girafes, antilopes…) qui y cohabitent en liberté. Elle nous a fait remarquer que, contrairement à la réalité, il n’y avait pas de prédateurs (crocodiles dans le plan d’eau, fauves venant s’abreuver après avoir dévoré tout le monde…) pour des raisons évidentes. Mais la présence de ces animaux était « en creux », c’est-à-dire sous-entendue. Il y avait un groupe d’enfants des petites classes, tout à fait adorables, mais ils pépiaient et couvraient la voix de notre guide. Nous avons pu comprendre que les flamants roses devaient leur couleur surtout à la carotène et pas seulement aux crevettes. De plus les pélicans qui étaient là mangeaient aussi des carottes et leurs plumes prenaient la même couleur.

              On a passé en revue les cages où s’ébattent diverses races de singes. Dans l’une, une femelle gibbon dont on apprend qu’elle a le même âge que notre guide, qui la voit régulièrement depuis son enfance, et plus encore depuis qu’elle fait partie des soigneurs. Elle nous révèle que sa copine lui a fait signe en la voyant quand nous sommes arrivés devant sa cage.

              A côté, un couple de singes ont été volés récemment dans leur cage sans doute par des voyous. Cette nouvelle provoque l’indignation générale.

              Puis nous visitons les cuisines où nous assistons à la préparation de la nourriture des animaux. Tout est pensé, pesé, calibré pour chaque animal en fonction de sa taille, de son appétit, de son âge, si c’est une femelle pleine ou non. On voit des fruits, des légumes en petits cubes de moins d’un centimètre, pesés et mis dans des bols prêts à être servis à des petits animaux. Il y a des gros morceaux de carottes dans des grands seaux, je ne sais plus trop pour qui. On s’amuse de voir des gariguettes venant des invendus d’une grande surface. Mais des associations humanitaires font concurrence aux animaux pour récupérer cette nourriture à l’intention des nécessiteux touchés par la crise, ce qui oblige le zoo à élargir son champ de recherche.

              Nous terminons par le grand hall des girafes, divisé par des jeux de grilles permettant de gérer les animaux pour les soigner, séparer les mâles des femelles pendant les chaleurs de celles-ci, ou les séparer des soigneurs pour nettoyer les cages. Le plafond est incroyablement haut, ben, on ne croirait pas, à les voir comme ça, mais c’est qu’elles sont grandes ces petites bêtes ! Ce jour-là, des hommes masqués, juchés sur des échelles, sont en train de passer des brosses au bout de longues perches pour nettoyer le plafond et les gros tuyaux qui se trouvent dessous. Quant aux girafes elles sont de sortie.

              Le moment est venu de quitter notre guide qui nous présente son supérieur qui passait par là. Nous ne tarissons pas d’éloges sur elle. Elle prend congé et nous allons à la buvette la plus proche pour nous désaltérer avant de nous éparpiller.

                                                                                                 Jean-Maurice Plissonnier


 

       

 

Rappel :

Le samedi 18 juin, pour notre dernière rencontre de la saison, nous attendons tous les inscrits à midi, au restaurant de Fourvière pour un joyeux déjeuner, puis nous marcherons quelques minutes jusqu’au musée gallo-romain pour la visite guidée.

Une bonne journée en perspective…

 

En bref

 

       Lu dans la presse : Partagez le plaisir de mieux entendre en aidant un enfant

 

        Les audioprothésistes AudioNova s’engagent aux côtés de l’association Entendre le Monde. Vous aussi, vous pouvez dès maintenant soutenir cette action en donnant vos anciens appareils auditifs.

Créée en 2006, l’association Entendre le Monde organise des missions de chirurgiens et anesthésistes bénévoles au Cambodge, à Madagascar, et bientôt en Equateur, afin d’opérer des enfants atteints de tumeurs de l’oreille et de former les équipes localement.

La surdité dans les pays pauvres touche 8% de la population, dont un quart sont des enfants. Moins d’une personne sur 40 est prise en charge, alors que la moitié des surdités pourraient être évitées par des mesures préventives.

Chaque don est précieux car il permet aux équipes d’Entendre le Monde de prendre en charge la perte auditive des enfants et de leur redonner le plaisir de bien entendre.

 

 

      Pour sa 16ème édition, le salon Handica s’est tenu du 8 au 10 juin. Parmi les 280 exposants (entreprises françaises et étrangères, collectivités publiques, associations), nous étions présents en tant que membres du CIS (centre d’Information sur la Surdité). De nombreuses personnes se sont arrêtées pour nous demander des renseignements, des documents, des conseils…, pour un parent, un ami ou elles-mêmes, personnes souvent hésitantes, inquiètes que nous avons écoutées et réconfortées de notre mieux, espérons-le.

                                                                                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                      Simone Duroux et Suzette Mallein

                                      sur le stand du CIS

 

 

 

PROCHAINES REUNIONS :

 

Samedi 18 juin : déjeuner au restaurant et visite du musée gallo-romain

Samedi 17 septembre : notre rentrée au local, actualités, discussions pour l’avenir…

Permanences : lundi 5 septembre, lundi 3 octobre

 

 

 

Il faut être sourd pour comprendre

 

Parler avec les mains, avec les yeux entendre

         Sur la bouche d’autrui bien fixer son regard

          Aux vives discussions n’avoir aucune part

           N’être pas averti et se laisser surprendre

 

                  Il faut être sourd pour comprendre

 

          Vouloir communiquer et ne savoir s’y prendre

          Vouloir vivre avec ceux qui semblent si joyeux

          Mais tandis que tous rient, rester seul, sérieux

   Parce que le mot d’esprit on n’a pas pu l’entendre

 

 Il faut être sourd pour comprendre…

 

 

                                                                           Michèle, de Tours, 2009

 

 

 

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Description : http://www.coloriages.biz/albums/photos/vacances-soleil/normal_coloriage-vacances-6.gif     Bonnes vacances à tous !!!

 

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